Mercredi 11 novembre 2009

Par Mathieu - Publié dans : Civilisation
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Mardi 10 novembre 2009



Virgile et les Muses, Musée du Bardo, Tunis

 

Publius Vergilius Maro est né en 7O avt JC près de Mantoue, au nord de l’Italie (Lombardie), en Gaule Cisalpine. Il passe les premières années de sa vie à la campagne, ce qui marque profondément son œuvre. Sa célébrité est telle que nombre de légendes entourent sa vie. Il est donc difficile de la connaître réellement.

On sait cependant qu’il étudia, à Rome, la rhétorique pour devenir avocat, métier pour lequel il ne manifesta que peu de talent. De plus il était peu tenté par la carrière politique. Il quitta donc Rome pour Naples, où il s’intéressa aux mathématiques, à la philosophie épicurienne et à la poésie alexandrine. Il revint dans son pays natal après l’assassinat de César, en 44 avt JC, et se consacra dès lors à la poésie. Il fréquenta les cercles de Catulle et de Mécène, auquel il présenta son ami épicurien Horace.

En 41 avt JC, un événement politique bouleversa sa vie. Octave, le futur empereur, décida de spolier des terres afin de les redistribuer à ses vétérans qui avaient combattu pendant la guerre civile. Virgile fut donc dépossédé du domaine paternel. En voulant résister, il faillit perdre la vie. Grâce à ses amis influents, il put rencontrer Octave. C’est ainsi qu’il rencontra Mécéne, conseiller d’Octave qui incita le futur empereur à protéger le poète.

Ainsi, à partir de 45 avt JC, il s’installa près de Naples, dans un domaine, dans un domaine donné par l’empereur dont il sera le propagandiste officiel. Il est important de prendre en compte cette dimension quand on étudie l’œuvre de Virgile. Ainsi, il profite des Bucoliques pour remercier Octave. Dans les Géorgiques, il se fait l’écho des préoccupations de l’empereur qui s’efforce de ramener à l’agriculture un certain nombre de citoyens et de restaurer le culte des anciens. Sa plus importante commande fut sans doute l’Enéide, poème épique sur l’origine de Rome. Il rédigea cette œuvre, à la demande de l’empereur, afin de légitimer la puissance du peuple romain en lui attribuant des origines divines et héroïques. La Grèce avait l’Iliade et l’Odyssée. Auguste voulut que Rome puisse avoir elle-aussi son épopée. Pendant dix ans, Virgile se consacra à ce projet. Il mourut en 19 avt JC en laissant son poème inachevé. Ainsi on trouve quelques vers incomplets et des imperfections de détails. Pourtant, lorsque l’œuvre fut publiée à titre posthume, elle fut considérée comme un chef d’œuvre.

Virgile fut très vite considéré comme un des plus grands poètes latins. Aussi, de nombreuses légendes entourent sa vie. On prétend, par exemple, qu’il revêtit la toge virile en 54 avt JC, le jour de la mort de Lucrèce. Tout un symbole… De même, on lui prête des origines modestes alors qu’il appartenait certainement à la petite bourgeoisie puisque son père fut assez riche pour lui payer des études. Enfin, on dit qu’il avait demandé qu’on brûlât l’Enéide s’il venait à mourir mais qu’Auguste refusa d’honorer cette dernière volonté.

Par Mathieu - Publié dans : Civilisation
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Mardi 10 novembre 2009

Riche en événements, le Ier s. avt JC est marqué par l’agonie de la République et l’instauration du Principat, embryon de l’Empire.

 

1) De la guerre sociale à la dictature de Sylla

 

La guerre sociale est la guerre menée contre les socii / les alliés italiens de Rome qui se soulevèrent contre la puissance romaine pour réclamer le droit de cité ( la reconnaissance de la citoyenneté). Elle dure de 91 à 88. Rome finit par remporter la guerre avec le soutien de l’Etrurie mais doit concéder le droit de cité aux alliés qui en feront la demande. Les institutions de la cité-Etat deviennent alors inadaptées.

Sylla gagna son prestige pendant cette guerre comme beaucoup d’autres généraux. Patricien désargenté et attaché à la tradition, il est élu consul pour 88.

A la même époque, Mithridate VI est roi du Pont, royaume s’étendant sur les rives du Pont-Euxin ( nom donné à la Mer Morte par les Grecs => Pontos : la mer / eu : bien / xeinos : étranger => mer amicale / accueillante. Les Romains la désignaient sous le nom de Mare caecili = mer aveugle / fermée). Protecteur de l’hellénisme, il s’irrite de la présence limitrophe des Romains qui font également du commerce dans la région. En fait, les Romains pillent l’Orient.

Profitant de la guerre sociale, Mithridate, en 88, envahit la Province d’Asie, massacrant les Italiens présents ( environ 80000 victimes). La Grèce se rallie à lui.

Sylla part donc pour l’Orient mener la guerre contre Mithridate. Il prend Athènes et reprend les côtes de l’Asie Mineure, écrasant l’armée de Mithridate. Il conclut la paix de Dardanos qui fixe le retour au statu quo.

Pendant son absence, le parti populaire a repris Rome avec Marius à sa tête. Celui-ci meurt en 86 au début de son septième consulat. Cinna, son principal lieutenant, lui succède. Sylla débarque en Italie en 83 avec une armée de 40000 hommes fort de sa victoire. Crassus et Pompée se joignent à lui pour écraser les marianistes de Rome. C’est la 1ère guerre civile. Sylla remporte la victoire en 82 et un vote populaire ( comices curiates) lui accorde un imperium ( pouvoir civil et militaire) sans limite de temps avec le droit de légiférer et de constituer. Sylla suspend les pouvoirs des tribuns et du peuple et organise une terreur. En 79, Sylla abdique et meurt l’année suivante de mort naturelle. Au cours de sa dictature, Sylla renforce le Sénat et affaiblit le tribunat. Il rétablit l’ordre moral en réprimant l’adultère, le luxe et les jeux de hasard.

De 73 à 71, l’esclave Spartacus entouré d’une armée de 60 000 hommes mène la guerre servile ( révolte des esclaves) et menace Rome. Crassus et Pompée sont alors chargés de réprimer cette révolte.

En 74, la guerre reprend dans le Pont. Mithridate se réfugie en Arménie suite à sa défaite. Mais, à la même époque et dans la même région, les Pirates rançonnent les convois romains et détruisent Délos, base commerciale de Rome, et vont jusqu’à Ostie. Ils bloquent ainsi le trafic maritime et plongent Rome dans une importante crise financière.

2) Pompée, « l’homme providentiel »

Fort de ses nombreuses victoires militaires, Pompée, avec le soutien de Crassus et du parti populaire se fait élire consul en 70. Les deux hommes ont rejoint ce parti par ambition personnelle. Il redonne aux tribuns leur pouvoir ( ôté par Sylla) et affaiblit un peu le Sénat.

En 67, le tribunat accorde de plus en plus de pouvoirs à Pompée contre l’avis quasi unanime du Sénat, à l’exception de César. Pompée, accompagné de son armée, parvient à déloger les pirates et à chasser Mithridate. Il prend ensuite la Syrie et Jérusalem, ce qui entraîne une longue rancœur des juifs. Pompée crée donc deux nouvelles provinces : du Pont-Bithynie et de Syrie.

Pompée est alors auréolé de gloire. Mais le Sénat, jaloux, lui devient hostile et le peuple est désormais dominé par César. Pompée doit donc partager son pouvoir.

3) Le Premier Triumvirat : Crassus, César, Pompée

La gens Julia prétend descendre d’Enée et donc de Vénus. Proche de Marius et de Cinna, elle encourait la haine de Sylla.

A Rome, on observe 3 courants politiques :

·        La nobilitas, aile conservatrice, formée par les optimates.

·        L’ordre équestre et les milieux d’affaire : Pompée, Cicéron…

·        Le parti populaire ( les populares) : César, Crassus ( soutien financier)…

Cicéron, en 63, parvient à déjouer la conjuration de Catilina, un noble ruiné lors de la crise financière, qui projetait de détruire Rome par l’incendie et le meurtre avec des vétérans de Sylla. Cicéron rêve d’une union entre les trois ordres mais son succès l’éloigne de Pompée.

En 60, César se voit promettre le consulat de 59 par Crassus et Pompée lors d’un accord secret qui fonde le 1er triumvirat. César profite de ce consulat pour enrichir Pompée et Crassus. De 58 à 51, il mène et gagne la guerre des Gaules. Cicéron est exilé en Macédoine en 63 pour avoir fait exécuter les conjurés sans les laisser faire appel au peuple.

Des bandes armées au service des populares et des optimates font régner la terreur à Rome. Pompée fait donc revenir Cicéron en 57. Le Sénat ne lui étant toujours pas favorable, Pompée officialise le triumvirat en concluant que lui-même et Crassus seraient consuls en 55 et que César auraient un imperium.

Des défaites militaires affaiblissent le triumvirat qui est dissout à la mort de Crassus, lors de la guerre contre l’Empire parthe. Pompée règne alors seul sur Rome. Pour être consul en 48, César doit redevenir un simple citoyen pour un an et abandonner son armée, au risque d’être assassiné. Il s’y refuse et rentre en armes en Italie.

4) De la Seconde Guerre Civile à la mort de César

Devant les victoires de César, Le Sénat et Pompée quittent l’Italie et rejoint la Macédoine pour s’appuyer sur l’Orient. Pendant ce temps, César s’attaque à la Province d’Espagne, favorable à Pompée. Après de nombreux combats, César écrase l’armée Pompéienne à Pharsale en 48. Pompée est assassiné la même année par ordre du roi d’Egypte après s’être réfugié en Orient. Cicéron sans se rallier à César s’était désolidarisé de Pompée.

César veut alors conquérir l’Egypte et s’allie à Cléopâtre VII, la sœur du roi Ptolémée. Mais les Alexandrins sont méfiants et se révoltent au cours de combats qui engendredront l’incendie de la fameuse Bibliothèque. Le fils de Mithridate tente de reconquérir le royaume du Pont sans succès. César envoie alors son bulletin de victoire : veni, vidi, vici. Il accorde son pardon à Cicéron mais l’écarte de la vie politique. Il se rend en Afrique du Nord ( Numidie) pour massacrer le reste des forces pompéiennes réfugiées.

Il devient alors le seul maître de Rome et cumule tous les pouvoirs jusqu’à sa mort. Il devient même Grand Pontife = chef de la religion officielle. Il se lance dans des réformes sociales, décentralise les pouvoirs aux juridictions locales et protègent les minorités ethniques. Il encourage sa propre divinisation, donne son nom à un mois et fait frapper des monnaies à son effigie. Des sénateurs républicains réagissent alors et il est assassiné le 15 mars 44 par un groupe d’hommes menés par Cassius et Brutus ( fils adoptif de Jules César, « tu quoque mi fili »).

 

 

5) Du second triumvirat à la mort d’Octave-Auguste

Antoine, un proche de César, devient alors consul. Il retourne l’opinion publique et contraint les assassins de César à l’exil. L’héritier et petit-neveu de César, Octave arrive alors à Rome. Il est chétif et sans prestige mais trouve le soutien de Cicéron qui voit en Antoine un futur César. Le sénat soutient également Octave qui finit par battre Antoine lors d’une bataille sanglante. Octave prend le consulat par la force après que le Sénat le lui ait refusé. Mais il passe un accord avec Antoine qui reste puissant grâce à l’appui des provinces occidentales. Ils forment officiellement le second triumvirat avec Lépide, le Grand Pontife. Ils se partagent les provinces occidentales et attribuent des terres italiennes à leurs vétérans. Des exécutions ont lieu pour récupérer des biens, parmi elles celle de Cicéron. Le frère d’Antoine s’oppose à Octave et défend les expropriés toscans. Octave le bat lors de cruels affrontements. Antoine rentre alors en Italie pour en découdre. Mécène et Pollion parviennent à apaiser les tensions. Le monde romain est alors partagé : l’Afrique pour Lépide, l’Orient pour Antoine et l’Occident pour Octave. Antoine épouse Octavie, la sœur d’Octave.

Sextus Pompée, fils de Pompée, s’installe en Sicile et reçoit le soutien de Lépide mais est finalement battu en 36. Lépide est alors exilé. Octave affermit alors son pouvoir en Occident pendant qu’Antoine réorganise l’Orient aux côtés de Cléopâtre VII. La propagande d’Octave le décrédibilise à Rome où on lui reproche ses largesses envers la reine et ses enfants. Les attaques deviennent mutuelles et n’épargnent pas la vie privée. Antoine répudie alors Octavie. L’opinion publique est choquée. Octave déclare la guerre à Cléopâtre qui devient une ennemie publique de Rome ( hostis) et Antoine qui est un adversaire politique (inimicus) le deviendra aussi s’il la soutient, ce qu’il fait sans hésiter. Antoine a l’avantage numérique mais Octave présente cette guerre comme la lutte de la romanité contre la barbarie orientale et s’entoure d’excellents généraux. Antoine finit par capituler. Octave annexe alors l’Egypte au monde romain qu’il dirige seul dès lors.

Octave modifie alors les institutions pour instaurer un pouvoir personnel et se fait attribuer l’auctoritas ( du verbe augere = augmenter), c'est-à-dire l’autorité supérieure sur tous les magistrats. Il devient alors le princeps : le premier des citoyens => Principat. Il reçoit le titre d’Augustus ( formé sur le radical d’ auctoritas). Le nom de Caesar devient alors un titre. Les institutions républicaines demeurent mais elles perdent leurs fonctions.

Auguste consacrera son règne à l’embellissement de Rome et à la restauration de l’ordre moral en redonnant son importance à la famille et à la religion. Il installe un culte impérial. La grandeur de l’Empire est célébré par l’édification de monuments. La littérature devient nationaliste ( exalte la grandeur de Rome) et dynastique ( loue les origines familiales d’Auguste). Il fait peu de conquêtes et s’attache surtout à consolider l’Empire dans ses frontières.

Auguste meurt en 14 ap JC en disant «  Acta est fabula » ( la pièce est terminée). Le Sénat le met au rang des dieux, ce qu’on appelle l’apothéose. Il devient divus, titre ensuite réservé aux empereurs défunts. Ses successeurs au pouvoir seront de son sang. Ce sont les Julio-Claudiens. Ils règneront jusqu’à Néron inclusivement, en 68.

Par Mathieu - Publié dans : Civilisation
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Mardi 10 novembre 2009

I)                   Les patriciens et la plèbe

 

Les familles (gentes) les plus riches, sur le plan foncier, forment la caste des patriciens et détiennent le pouvoir politique et judiciaire. Chaque gens, divisée en familiae, prétend descendre d’un ancêtre commun présent lors de la fondation de Rome.

 

Les plébéiens, quant à eux, sont des commerçants, des artisans, des soldats, etc. ( Et caetera : et le reste)

 

Patriciens et plébéiens furent en conflit. Afin d’apaiser le peuple, les patriciens décidèrent de créer la fonction de « tribuns de la plèbe ». Ceux-ci ont un droit de veto sur les décisions des patriciens, prises au Sénat.

 

Le mariage était interdit entre patriciens et plébéiens jusqu’au V°s. avt JC.

 

Peu à peu, sous la pression de la plèbe qui grossit, les écarts diminuent entre les deux castes. On ne parle alors plus de « patriciens » mais de la « nobilitas » qui regroupe les puissantes familles romaines, qu’elles soient d’origine plébéienne ou patricienne.

 

II)                 Les patrons et les clients

 

Le citoyen qui n’a ni influence ni richesse se place sous la protection d’un « patronus » dont il devient le « cliens ».

Ils sont alors liés par un engagement mutuel, la « fides ».

On est client d’une gens par hérédité.

Le client doit obéissance et services à son patron. Tous les matins, il vient le saluer en espérant être reçu dans l’atrium. Il l’accompagne dans ses déplacements publics. Il ne peut pas accuser son patron ni témoigner contre lui en justice. Il doit le soutenir en cas d’élection.

En retour, le patron doit fournir une aide alimentaire ou financière à son client lorsque celui-ci est dans le besoin. Il doit également assister son client en justice. Il prend alors le rôle d’avocat car il est interdit à Rome de plaider pour de l’argent.

 

III)              Les assemblées du peuple

 

1.1) Les comices curiates

 

La population romaine est divisée en 3 tribus, subdivisée chacune en 10 curies, soit en tout 30 curies.

Ces comices sont dominés par les patrons et leurs clientèles. Ils n’ont aucune fonction politique mais se contente d’approuver d’autres décisions.

 

1.2) Les comices tributes

 

La population est divisée en 4 tribus urbaines, composées des pauvres et des affranchis, et 31 tribus rustiques (de la campagne), composée des citoyens les plus riches car ce sont eux qui possèdent les propriétés terriennes. Donc le poids des riches est plus élevé car ils ont 31 voix contre 4.

 

Les comices tributes élisent les tribuns et les édiles.

Ils votent des lois mais ne peuvent pas les amender.

On peut les saisir pour faire annuler la sentence d’un citoyen condamné à une forte amende.

 

1.3) Les comices centuriates

 

Il y avait 193 centuries. Les citoyens sont répartis en fonction de la richesse mais une seule centurie regroupe l’ensemble des prolétaires. Ainsi, les chevaliers et les citoyens les plus riches ont la majorité absolue.

De plus, les centuries des plus riches votent d’abord et on s’arrête dès que la majorité absolue est atteinte. Les plus pauvres ne donnent donc jamais leur avis.

Les réunions ont lieu en armes sur le champ de Mars.

On y élit les consuls et les préteurs. On y déclare les guerres. On y confirme ou annule les condamnations à mort des citoyens romains.

 

IV)              Le Sénat

 

A l’origine, il est composé des Patres (qui héritent de leur charge) et des Conscripti (qui sont élus). Peu à peu, la distinction s’estompe et on appelle alors les sénateurs les « patres conscripti ». Ils sont généralement issus de familles riches. Ils reçoivent un charge à vie et la transmettent par hérédité.

 

Le Sénat donne un avis, appelé « sénatus-consulte », aux tribuns et aux magistrats.

Lors d’un débat, deux orateurs argumentent puis les sénateurs viennent se ranger derrière celui qu’ils soutiennent, d’où l’expression « se ranger à l’avis de quelqu’un » (pedibus ire in sententiam alicujus).

 

Les sénateurs s’occupent des relations internationales (diplomatie), des impôts et des dépenses, du contrôle de la pratique de la religion d’Etat, et de la préparation des projets de loi.

 

V)                Les magistrats

 

Le magistrat doit avoir la capacité de maîtriser et convaincre un auditoire grâce à son éloquence. Il suit donc une solide formation au cours de laquelle il étudie la rhétorique et le grec.

Les magistrats sont élus par les comices. Lorsqu’ils sont en campagne, ils portent une toge blanche (candida toga, d’où le mot français « candidat »).

Ils suivent le « cursus honorum » (carrière des honneurs). Il s’agit des différentes charges qui jalonnent une carrière politique, de la questure au consulat.

Entre deux magistratures, le magistrat doit attendre un an au minimum. Ce système permet d’éviter la stagnation de la classe politique et d'assurer son renouvellement.

 

Cursus Honorum :

 

  • Questeur : (âge minimum 25 ans) il récolte l’impôt et garde le trésor public (qu’on dépose dans les temples).

 

  • Edile : (âge minimum 29 ans) il s’occupe de la voirie, des places, des édifices publics, de l’organisation des jeux, du ravitaillement…

 

  • Préteur : (âge minimum 35 ans) il fait régner l’ordre et la justice à Rome. Il remplace le consul à la tête de l’état, en son absence.

 

  • Consul : (âge minimum 42 ans) il préside le Sénat, supervise les autres magistrats, convoque les comices et commande les armées. De plus il est éponyme, c’est-à-dire qu’il donne son nom à l’année en cours (ex : Cicerone consule, sous le consulat de Cicéron).

 

VI)              Les courants politiques

 

La nobilitas forme l’aile conservatrice. Ses membres sont les optimates.

L’ordre équestre et les milieux d’affaire ( ex : Pompée, Cicéron…).

Le parti populaire dont les membres sont les populares ( César, Crassus…).

 



Conclusion :

 

La République romaine n’est qu’une ébauche de système démocratique. En effet, les citoyens les plus riches détenaient l’ensemble des pouvoirs politiques. 
Par Mathieu - Publié dans : Civilisation
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Mercredi 28 octobre 2009





Au-delà de la légende, notre connaissance de la fondation de Rome est encore lacunaire.

 

 


Au VIII°s. avt JC, des villages du Latium ( dont les habitants sont les Latins), installés sur le Palatin, l’Esquilin et le Coelius ( 3 des « 7 collines de Rome »), se seraient regroupés pour former une confédération appelée « Septimontium ». On aurait tort de penser que ce nom évoque les 7 collines de Rome. Il s’agit en fait de « saeptus » (clôturé) et de « mons » (montagne). Il n’y a pourtant pas à cette époque de ville unique mais bien des villages épars.

 

 

La société était divisée en « gentes ». Une « gens » regroupe l’ensemble des descendants d’un ancêtre commun, souvent mythique, et engagé dans la création de Rome. Chaque « gens » a un chef nommé « pater ». Certains hommes libres mais pauvres se plaçaient sous la protection d’un homme plus riche, membre d’une gens, qui devenait alors leur « patron ».

 

Vers -760, Les « patres » décident de s’allier pour former un conseil : le Sénat. Ce conseil nomme un roi qui grâce aux auspices peut prendre des décisions avec l’accord des dieux. La royauté romaine n’est pas héréditaire. A la mort d’un roi, le Sénat en désigne un autre.

 

Le peuple se réunit quant à lui en « comices curiates ». Il y a 30 curies et chaque Romain libre appartient à l’une d’elle. Dans ces assemblées, le peuple ne fait qu’approuver les décisions du roi. On notera qu’on désigne les Romains par le nom de « Quirites », dont le radical est semblable à celui de « curie ».

 

Les Etrusques, installés à la fois au sud de l’Italie et en Toscane (les Romains les appelaient « Tusci »), s’emparent du Latium et de Rome pour unifier leur territoire.

 

Au début du VI°s., une cité véritable et fortifiée remplace la confédération de villages. Tout ce qui a un lien avec la mort ou l’armée est interdit à l’intérieur du « pomerium », enceinte sacrée de la ville. Il semblerait que les rois étrusques aient à chaque fois usurpé le pouvoir au lieu de se soumettre à la volonté du Sénat, qui joue alors un rôle uniquement consultatif.

 

Vers -580, Rome va connaître un important bouleversement appelé «  réforme servienne » que la légende attribue à Servius Tullius. Cette réforme est sans doute le fait de plusieurs rois qui se succédèrent. Des « centuries » sont crées. Il s’agit d’une division militaire mais aussi civique puisque chaque centurie dispose d’une voix lors des comices centuriates qui se réunissent sur le champ de Mars (à l’extérieur du Pomerium à cause des armes). Chaque centurie compte plus de cent hommes. D’autre part, Rome est divisée en 4 arrondissement urbains, qui donneront naissance aux comices tributes de la République romaine.

 

Il semblerait que les Etrusques aient quitté Rome d’eux-mêmes vers -475 car ils étaient affaiblis par leurs conflits avec les Grecs.

 

A partir du V°s avt JC, la ville est donc née ainsi que ses institutions.

 

Par Mathieu - Publié dans : Civilisation
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